Pourquoi le diagnostiqueur doit se mobiliser pour l’audit énergétique ?

Publié le 20 avril 2021

Le gouvernement veut un audit énergétique pour les passoires F et G dès 2022 (et aussi E dès 2025)

Pour nous, il est clair que notre filière doit se mobiliser et s’emparer de cette nouvelle prestation. Et plus les semaines avancent, plus l’audit semble destiné à la filière du diagnostic. La future loi « Climat et résilience » actuellement discutée du côté l’Assemblée nationale réclame un audit énergétique dès la mise en vente d’un bien en monopropriété. Que les acquéreurs potentiels en disposent dès leur première visite, comme l’a exprimé Emmanuelle Wargon, la ministre chargée du Logement, lors des débats parlementaires, la semaine passée. Comme le DPE. Et comme pour les autres diagnostics techniques, cet audit sera intégré au DDT annexé à la promesse/acte de vente. Nous sommes clairement dans le périmètre du diagnostic.

 

Que l’audit énergétique vienne dans le prolongement du DPE qui le déclenchera, est un argument supplémentaire

Soyons pragmatiques. En termes d’efficacité, de réactivité et même de compétitivité disons-le, il paraît bien plus simple de confier la mission à un diagnostiqueur-auditeur qui connaîtra le bien, et qui aura déjà réalisé l’étude thermique via son DPE. On peut d’ailleurs se demander vers qui se tourneront en premier lieu nos prescripteurs traditionnels, agents immobiliers et notaires.

Un dernier argument, et non des moindres. Pour le diagnostiqueur, la situation pourrait se révéler délicate lorsqu’un autre professionnel passera derrière lui. À l’auditeur le beau rôle, puisqu’il est chargé d’apporter des solutions, quand le diagnostiqueur risque d’être perçu comme le messager des mauvaises nouvelles, parce que son DPE aura conclu à un F ou un G, synonymes de contraintes dans l’avenir.

 

Le diagnostiqueur est formé et la montée en compétence, il connait !

On nous rétorquera que l’audit n’est pas un DPE. Merci, on le sait. Remarquons juste que le diagnostiqueur est déjà formé à la thermique du bâtiment, qu’il maîtrise parfaitement la méthode 3CL (utilisée à la fois pour le DPE et l’audit), qu’il intervient au quotidien dans l’existant, et que le conseil fait déjà partie de ses missions. Qu’une nouvelle montée en compétence soit nécessaire, ne lui fait pas peur. Après tout, l’histoire du diagnostic immobilier depuis les années 1990 n’est rien d’autre qu’une perpétuelle montée en compétence.