Copropriétés : la rénovation passe d’abord par une solide information

Publié le 9 novembre 2023

En matière de rénovation, l’information est aussi le nerf de la guerre. Car les copropriétaires sont souvent prêts à engager des travaux dans leur immeuble, mais ils ont besoin d’y voir plus clair avant de se lancer.

Ce n’est pas nous qui le disons, mais une enquête BVA réalisée pour le compte de RénovonsCollectif, programme destiné à booster la rénovation des copropriétés. À force d’en parler, la rénovation fait son bonhomme de chemin : près de neuf copropriétaires (occupants ou bailleurs) sur dix estiment « important d’effectuer des travaux de rénovation énergétique ».

Economies d’énergie, valorisation du patrimoine, nécessité de travaux pour mieux louer ou vendre, plus des trois quarts des copropriétaires seraient même prêts à voter des travaux de rénovation. Bonne nouvelle.

Alors, où ça coince ? Réponse de cette enquête décidément très instructive : « Des craintes et une mauvaise information gênent encore l’engagement des travaux en copropriétés ». Parce qu’on ne s’y retrouve pas dans le maquis des aides, parce qu’on ne sait pas vers qui se tourner, parce que « la rénovation globale » ne parle pas à tout le monde… Presque six personnes sur dix se disent mal informées.

 

DTG, une information complète

Oui, l’information est aussi le nerf de la guerre. Une information qui dresse un état des lieux de l’immeuble, qui évalue sa performance énergétique, qui liste les travaux essentiels et prioritaires pour entretenir le patrimoine et l’améliorer. Bref, une information qui donne de la visibilité sur les dix prochaines années.

Cette « bonne information » produite par un tiers de confiance indépendant et impartial, a déjà un nom : c’est le DTG ou Diagnostic technique global. Dresser un état des lieux, informer la copro de l’état de l’immeuble, recenser les travaux à effectuer pour l’entretien et l’amélioration du bâti… le DTG façon EX’IM, c’est tout ça.

Le diagnostic est obligatoire pour les nouvelles copropriétés ou pour les immeubles insalubres, mais rien n’empêche n’importe quelle autre copro de le faire pour se donner de la visibilité. C’est même conseillé car d’ici 2025, toutes les copros devront également disposer d’un Plan pluriannuel de travaux (et là on parle bien d’obligation).

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