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La Covid, alliée de la légionelle

Publié le 7 décembre 2020

Marre d’entendre parler de virus ? On va vous parler de bactérie. Car la mise à l’arrêt de nombreuses activités peut profiter à la légionelle qui n’aime rien de plus que les eaux stagnantes…

Légionelle

On me trouve de préférence dans les spas, les piscines, les résidences de tourisme, les campings, les établissements thermaux, de santé…  J’aime plus que tout baigner dans une eau chaude (entre 25°C et 45 °C) et stagnante (c’est parfait pour ma croissance). Je me répands sous forme d’aérosols diffusés par le pommeau de douche ou une tour aéroréfrigérante de celles qu’on trouve dans les installations de climatisation. Je suis, je suis… La Legionella Pneumophila, ou plus simplement la légionelle.

Avec de nombreux établissements recevant du public (ERP) aujourd’hui à l’arrêt ou au ralenti, les conditions idéales sont réunies pour permettre à la bactérie de proliférer. Rien de tel que des points d’eau délaissés, des eaux dormantes dans les canalisations. Le danger est connu, et il est même pris très au sérieux. Faut dire que la France détient un triste record en la matière avec l’épidémie de légionellose survenue en 2003 près de Lens (Pas-de-Calais), la plus importante qu’on n’ait jamais vue.

Forcément, les pouvoirs publics ont réagi dans les années qui ont suivi. Depuis 2010 (*), les responsables d’installations collectives de production, de stockage et de distribution d’eau chaude sanitaire d’ERP équipés de douches, douchettes et autres bains à bulles, sont soumis à une surveillance annuelle menée par un laboratoire accrédité par le Cofrac. Histoire de s’assurer que ces fichues légionelles, mortelles dans un cas sur 10, restent bien sagement en dessous du seuil fixé par la réglementation, 1000 UFC (Unité formant colonie) par litre.

Le risque n’est pas forcément pour tout de suite, il apparaît plutôt à la réouverture (prochaine ?) des établissements aujourd’hui fermés. Gare aux dommages collatéraux à la Covid ! D’autant que la légionelle n’a pas attendu l’épidémie pour prospérer. En dix ans, malgré la réglementation mise en place en 2010 (pas toujours bien connue, reconnaissons-le), le nombre de maladies du légionnaire a bondi de 71%, avec 2133 cas recensés en 2018.

(*) Arrêté du 1er février 2010 relatif à la surveillance des légionelles dans les installations de production, de stockage et de distribution d’eau chaude sanitaire.

 

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