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La rénovation énergétique en trois #mots-clés

Publié le 12 avril 2021

 

Interdiction des locations des logements F ou G, blocage de leurs loyers, audit énergétique… Les annonces se bousculent et pour Monsieur Tout-le-Monde, ce « big-bang » de la rénovation peut sembler bien obscur. Effrayant, même. On va faire simple : trois mots-clés pour appréhender la rénovation énergétique

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#Interdire

Objectif, on le rappelle, que tout le parc soit BBC (Bâtiment basse consommation) à horizon 2050. Autrement dit, une classe A ou B pour tout le monde. On en est encore à des années-lumière.

Le gouvernement a actionné le levier de la décence énergétique pour les propriétaires bailleurs : on commence avec les passoires classées en F et G, mais rassurez-vous tout le monde (ou presque) y passera. Étape par étape, pour ne pas trop déstabiliser le marché immobilier. On a désormais une assez bonne idée du calendrier.

  • 2023 : interdiction des pires passoires énergétiques (100 000 logements concernés environ).
  • 2025 : interdiction de location des logements en G.
  • 2028 : interdiction de location des logements en F.
  • 2034 : interdiction de location des logements en E.
  • 2040 : interdiction de location des logements en D.

Rien n’est figé cependant, seules les échéances de 2023 et de 2028 figurent dans les textes à ce jour.

 

#Accompagner

Rénover, je veux bien, mais qui va payer ? Avec MaPrimeRénov’, le gouvernement a déjà fourni un effort de démocratisation en ouvrant la subvention à tous les ménages. Carton plein, sur le premier trimestre 2021, la prime enregistre 180 000 demandes, presqu’autant déjà qu’en 2020 (200 000 demandes), et on escompte désormais 800 000 demandes en 2021.

Changer sa chaudière, isoler ses combles, c’est bien, mais on vous prévient, ce ne sera pas suffisant. Du BBC pour tout le monde, on a dit ! Pour y arriver, il faut voir grand et penser « rénovation globale ».  Après MaPrimeRénov’, on parle désormais de l’accompagnateur Rénov’, un tiers de confiance, acteur public ou privé, chargé d’accompagner le particulier de l’audit thermique au diagnostic après-travaux, en passant par le plan de financement et le suivi des travaux.

Autre piste également en réflexion, le prêt avance mutation. En clair, le propriétaire n’aurait (presque) rien à débourser, ses travaux seraient quasi payés, et l’organisme prêteur se rembourserait au moment de la vente du bien ou de la succession.

 

#Inciter

Si le gouvernement peut contraindre les bailleurs à rénover leurs logements en imposant un seuil minimum de performance énergétique, c’est plus délicat pour les propriétaires occupants. Quand on vit depuis 20 ou 30 ans dans le même bien, qu’on s’y sent bien, pourquoi rénover ? La mutation semble donc le moment rêvé pour déclencher les travaux.

Deux mesures sont d’ores et déjà prévues : un audit énergétique obligatoire pour les logements en F ou G à partir de 2022, et une mention à faire figurer dans le contrat de vente ou le bail de location également à partir de 2022 ; mention qui dira que le logement doit atteindre au minimum une performance énergétique inférieur à 330 kwh/m². an au bas mot, au plus tard en 2028. Pas d’interdiction formelle de vendre, mais ces mesures vont forcément influer sur la valeur verte et par ricochet inciter le propriétaire à effectuer des travaux.

 

 

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