Mesures d’empoussièrement

Pour vos bâtiments avant, après travaux ou démolition.

A quoi servent les mesures d’empoussièrement ?

Les mesures d’empoussièrement (ou prélèvements d’air) sont effectuées afin de déterminer la présence ou non de fibres d’amiante dans l’air et de les quantifier. L’objectif de ces prélèvements est de surveiller la concentration en fibres d’amiante dans l’air en vue de protéger les personnes en répondant aux obligations réglementaires fixées dans le Code de la santé publique et dans le Code du travail. Chaque fibre d’amiante respirée présente un risque pour la santé. Néanmoins, les pouvoirs publics ont mis en place des seuils réglementaires d’exposition. Les mesures d’empoussièrement sont obligatoires pour les employeurs et le personnel réalisant des travaux de retrait ou d’encapsulage, de matériaux contenant de l’amiante (sous-section 3) ainsi que ceux réalisant des travaux de réhabilitations, entretiens, maintenance sur des composants pouvant entraîner l’émission de fibres d’amiante (sous-section 4).

Seuils d’expositions à ne pas dépasser :

Code de la Santé Publique et Code du Travail

Le Code de la Santé Publique et le Code du Travail exigent tous deux de protéger les personnes contre les risques liés à l’exposition aux fibres d’amiante.

Selon le Code de la Santé Publique, les mesures d’empoussièrement servent à vérifier qu’un matériau amianté ne libère pas de fibres d’amiante au delà des seuils réglementaires (articles R1334-14 à R1334- 29 et R1337-2 à 1337-5). Il impose la réalisation de mesures d’empoussièrement après la mise à jour du dossier technique amiante (DTA) et en fonction de l’état de conservation des matériaux ou des produits contenant de l’amiante (MPCA), avant, pendant et après les travaux (Arrêté du 19 août 2011). Cette mise en place stratégique doit obligatoirement être élaborée conjointement avec le médecin du travail et le comité d’hygiène de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) de l’entreprise. Dans le Code du Travail, les objectifs sont multiples. Il s’agit d’abord de vérifier que les opérateurs ne sont pas soumis à une exposition supérieure à la VLEP (Valeur Limite d’Exposition Professionnelle). Il s’agit ensuite de vérifier que les risques d’exposition aux fibres d’amiante sont minimisés à toutes les étapes d’un chantier de traitement ou de retrait (Article R.4724-14). Cet article a pour objectif de protéger les travailleurs contre les risques d’exposition à l’amiante.

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Résultats du rapport de mesure d’empoussièrement

Les mesures sont effectuées par des organismes obligatoirement accrédités, qui adressent chaque année leur rapport d’activité au ministre chargé de la santé (Arrêté du 19 août 2011 relatif aux conditions d’accréditation des organismes procédant aux mesures d’empoussièrement en fibres d’amiante dans les immeubles bâtis). Suivant le résultat de ces mesures d’empoussièrement, et si elles dépassent le seuil de déclenchement de travaux (fibres d’amiante dont la longueur est supérieure à 5 microns, la largueur est inférieure à 3 microns et dont le rapport longueur/largeur est supérieur à 3), le propriétaire doit faire réaliser les travaux de confinement ou de retrait de l’amiante (Article R.4724-14 du code du travail, arrêté du 14 août 2012 relatif aux conditions de mesurage des niveaux d’empoussièrement, relatif aux conditions de contrôle du respect de la valeur limite d’exposition professionnelle aux fibres d’amiante et aux conditions d’accréditation des organismes procédant à ces mesurages).

Les bureaux de contrôle EX’IM

EX’IM vous accompagne tout au long de votre chantier

Nos laboratoires de prélèvement accrédités COFRAC(comité français d‘accréditation) réalisent l’étude de la stratégie d’échantillonnage, les prélèvements et confient leurs analyses à un laboratoire. Nos laboratoires sont conformes à la norme ISO 17 025 qui donne les exigences concernant la compétence des laboratoires d’étalonnages et d’essais et dans les domaines de compétences définis par le LAB REF 26 (pour les mesures d’empoussièrement en fibres d’amiante dans les immeubles bâtis) et LAB REF 28 ( pour les mesurages des niveaux d’empoussièrement de fibres d’amiante aux postes de travail). Une nouvelle version de la norme d’accréditation COFRAC ISO 17 025 est parue en 2017 en insistant sur les paramètres d’étude de risque, impartialité et confidentialité des organismes. Tous les laboratoires doivent se mettre à jour au plus tard en 2019.

Nos techniciens de prélèvements ont tous suivi des formations spécifiques au risque amiante (« sous section 4 »), au port des équipements de protection individuelle adaptés et aux procédures d’entrées en zones de confinement. Nous vous accompagnons tout au long de votre chantier et vous transmettons systématiquement les rapports d’essais dès réception des résultats d’analyse. Le rapport final vous est transmis dès la fin de la campagne de prélèvement.

Notre savoir-faire

Le réseau de bureaux de contrôle EX’IM répond à toutes vos problématiques de chantier :

  • Analyse d’air « Point Zéro »
  • Analyse d’air environnementale
  • Analyse d’air sur opérateur
  • Analyse d’air de première et deuxième restitution
  • Analyse d’air de fin de chantier

La mesure de l’air « Point Zéro » ou « Etat Initial » doit être réalisée avant le début du chantier de désamiantage. Elle permet de déterminer le niveau initial d’empoussièrement en fibres d’amiante. La mesure d’empoussièrement environnemental permet de vérifier la concentration de fibres d’amiante dans l’air dans la zone d’intervention et des alentours durant la réalisation des travaux. Les mesures d’empoussièrement sur personnel permettent de vérifier le respect de la Valeur Limite d’Exposition Professionnelle (VLEP) et d’adapter les mesures de protections individuelles du personnel sur les chantiers. L’analyse d’air de première restitution intervient à la fin du chantier de désamiantage, une fois tous les déchets évacués et le site nettoyé, avant que le confinement ne soit déposé. Elle a pour but de vérifier l’absence de fibres d’amiante dans la zone confinée avant la restitution des locaux au maître d’ouvrage. Nous vous proposons également de réaliser la mesure des Matières totales en suspension (MEST) dans l’eau rejetée au niveau des sas personnel ou matériel.

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Comment se déroule un mesurage ?

Stratégie d’échantillonnage

Avant son intervention, notre technicien de prélèvement établit la stratégie d’échantillonnage, conformément à la norme NF EN ISO 16000-7 et son guide d’application GA X46-033. Il définit le périmètre d’investigation en fonction de l’objectif du donneur d’ordre et analyse les zones homogènes sur le chantier. Il détermine ensuite le type (sur operateur, statique,…) ainsi que le nombre de mesures à réaliser et choisit précisément les lieux de pose de ses unités de prélèvement. Il décide enfin de la durée du prélèvement, choisit le moment le plus adapté pour réaliser le prélèvement.

Deux mesures existent :

Afin de protéger les travailleurs contre les risques d’exposition à l’amiante, le code du travail distingue 2 types de prélèvements :

Le prélèvement fixe dit « Prélèvement Statique »

Schéma d’une pompe statique

Il vise à déterminer la concentration de fibres d’amiante dans l’air ambiant d’un bâtiment (mesures environnementales) avant, pendant et à la fin des travaux. Les prélèvements statiques servent à qualifier la présence et la concentration de fibres d’amiante présentes dans l’air ambiant. Le débit de consigne de 7 litres/minutes est défini par la norme NF X43-050. Ces prélèvements durent en général 24 heures et permettent de prélever un volume de plus de 10000 litres d’air. Les prélèvements ambiants réalisés en cours de chantiers de désamiantage durent au minimum 4 heures pour prélever au moins 1680 litres d’air. Les matériels de prélèvement d’air ont beaucoup évolué : les meilleurs dispositifs à ce jour intègrent des débitmètres volumiques et sont régulés en fonction des changements de la pression atmosphérique et de la température. Il s’agit de mettre en place une stratégie de prélèvement avec un échantillonnage pour la détermination des concentrations en fibres d’amiante en suspension dans l’air, de réaliser ce prélèvement par la pose de pompes aux endroits stratégiques, et de confier les échantillons à un laboratoire d’analyses accrédité qui procédera au comptage et à la valeur finale en nombre de fibres d’amiante par litres d’air.

Le prélèvement opérateur

Schéma d’un prélèvement opérateur

Le prélèvement sur opérateur est constitué d’une pompe sur batterie reliée à un porte filtre positionné au niveau des voies respiratoires de l’opérateur. Le système aspire l’air au niveau du porte filtre à un débit de 3 litres / minute (norme NF X 43-269) et permet ainsi de capter les fibres d’amiante dans l’environnement proche des voies respiratoires de l’opérateur. Les prélèvements « opérateurs » sont réalisés dans les contextes de sous-section 3 (Évaluation ou surveillance de processus) ou sous-section 4 (Évaluation ou surveillance d’un mode opératoire). Le rapport de mesure d’empoussièrement permettra à l’entreprise de prendre les dispositions nécessaires pour la protection collective et individuelle. Pour les mesures de VLEP (valeur limite d’exposition professionnelle), les prélèvements individuels doivent être effectués aux postes de travail (cassettes avec pompe individuelle), à proximité des voies respiratoires du travailleur.

 

 

EX'IM répond à vos questions :

Que veut dire stratégie d’échantillonnage ?

Etienne de Cannes

La stratégie d’échantillonnage est un document réalisé par le stratège du laboratoire de prélèvement à la suite d’une étude rigoureuse du site (matériaux, mouvements d’air, vibrations, utilisations des locaux). Elle permet de prévoir le positionnement des dispositifs de captage en déterminant des zones homogènes, en particulier dans le cas de gros volumes de pièces et ainsi de limiter le nombre de prélèvements à réaliser tout en garantissant une bonne représentativité pour assurer la maîtrise du risque. La norme ISO 16 000-7 et son guide d’application GA X 46-033 permettent de définir les exigences requises.

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Principaux textes réglementaires :

Norme NF EN ISO 16000-7.

Articles R1334-14 à R1334- 29 et R1337-2 à 1337-5.

Article R.4724-14.

Arrêté du 19 août 2011.

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